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7 août 2015
 


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Accroissement de la production du soja et du maïs : la solution passe par la bonne pratique des itinéraires techniques pour la production.

Accroitre de la production du soja de 50% et celle du maïs de 60% en trois ; c’est l’un des objectifs du projet d’intensification de la production et de la commercialisation du soja et du maïs. Coordonné par le Réseau MARP-Burkina et ses partenaires de mise en œuvre, dans les provinces de la Sissili et du Nahouri, les acteurs veulent mettre l’accent sur les bonnes pratiques des itinéraires techniques pour la production de ces deux spéculations. C’est en cela qu’une formation, de formateurs sur les itinéraires techniques de production du soja et du maïs a été initiée du 23 au 25 Juillet dernier, à Léo, dans la province de la Sissili.

Les bénéficiaires étaient des animateurs de la Fédération NianZwè ; de l’Association pour la Promotion de l’Ecosystème Naturelle (APSERN) ; de Agro Technologie Développement ; et des agents techniques de la Direction Provinciale de l’Agriculture des Ressources Halieutiques, le l’Assainissement et de la Sécurité Alimentaire (DPARHASA), tous partenaires de mise en œuvre du projet. Ils repartent avec un background assez consistant dont l’application permettra d’accroitre les rendements. A l’issue de cette formation de 3 jours, quelques participants apprécient :

BEWO Jacqueline, commune de Léo  : C’est la première fois que j’assiste à une telle formation donc tout ce que nous avons appris était du nouveau pour moi. Les variétés de maïs et du soja ; les périodes de semis selon la variété ; les cycles de production. Aujourd’hui je suis à mesure de transmettre ses connaissances à d’autres producteurs. Nous avons beaucoup appris sur les différentes variétés de soja.

Kamou KONATE, commune de Silly.
Mes attentes étaient de bien maitriser les itinéraires Techniques de production ; connaitre les types de sol appropriés pour une bonne production du soja ; le type d’engrais approprié, la dose d’engrais qu’il faut surtout pour le maïs et la bonne période de son application. Ce que j’ai retenu est que le traitement de la semence est très important pour assurer un bon taux de germination. Aussi j’ai appris qu’au lieu d’utiliser 200Kg d’engrais NPK à ha, désormais je peux utiliser 64kg pour la même superficie en pratiquant la technique de la microdose. Le formateur a aussi insisté sur les semis à bonne date ; la période d’application de l’engrais ; les opérations d’entretien, la non utilisation abusive des produits chimiques tels que les herbicides et enfin l’utilisation de la fumure organique pour avoir un bon rendement. Donc je pars bien satisfait de la formation.

Houdou NADIE ; commune de Boura :
La formation a été pour moi la bienvenue. Jusqu’en 2014, nous n’avions pas encore introduit le soja auprès de nos producteurs parce que nous n’avons pas en son temps une bonne notion sur les itinéraires de production. Mais grâce à ce projet nous avons implanté 9 sites d’un ½ ha chacun pour cette saison. Nous allons beaucoup nous investir pour appliquer ces techniques que nous avons apprises ici et voir ce que cela va donner comme résultats.

ZIGANI Saturnin : chargé des études et des statistiques sectorielles de la Direction Provinciale de l’Agriculture de la province de la Sissili  :
« L’objectif de la formation était de permettre aux acteurs de maitriser les itinéraires techniques de productions du soja et du maïs ; mieux les pratiquer afin d’accroitre les rendements ; d’uniformiser les techniques de production parce que nous avons remarqué que les gens ont les informations de façon disparate et chacun y va de ses connaissances. Les producteurs pratiquent également le labour en bion (en érigeant des buttes) plutôt que le labour plat (semer en ligne), alors que ce dernier type de labour est plus avantageux pour les plants, parce qu’il conserve mieux l’humidité et en cas de poche de sècheresse, les plants souffrent moins du stress hydrique. En plus, le taux de bonne germination est plus élevé en labour plat.
Au regard de la mobilisation du degré de participation je suis vraiment satisfait ; parce que, à cette période précise de la saison, il n’est pas évident de pouvoir mobiliser un producteur pendant 3 jours même si c’est pour une formation. Mais eux ils ont accepté venir participer à la formation. J’ai aussi sentis que cette formation était vraiment participative et je pense que le message est bien passé. Nous avons allié la théorie à la pratique afin de leur permettre de bien assimiler les techniques.
Intégrer le volet gestion des risques phytosanitaire dans la stratégie d’intervention »
Ce cadre de formation à aussi servit de canal de sensibilisation des participants sur la nécessité de renoncer à l’usage abusif des produits chimiques dans les champs. Ainsi, la Direction provinciale de l’agriculture de la sissili par la voix de son représentant précise : « En marge de cette formation nous avons aussi sensibilisé les producteurs sur l’utilisation des herbicides bio pour le traitement de leur champ. Car nous avons remarqué une utilisation abusive de ces produits chimiques dans les champs et cela a des conséquences énormes sur la santé du sol et même sur les plants. Aujourd’hui le ministère de l’agriculture fait la promotion des herbicides bio qui sont conseillés pour le traitement des champs sans effets secondaires. J’invite au passage le Réseau MARP à intégrer le volet gestion des risques phytosanitaire dans sa stratégie d’intervention afin de minimiser les dommages » .

Nous sommes conscients que l’utilisation des produits chimiques n’est pas une bonne chose, mais nous n’avions pas d’autres alternatives. Mais avec ces produits bios, nous allons progressivement abandonner les produits chimiques, si toute fois le problème de disponibilité sur le marché ne se pose pas. J’ai personnellement acheté trois modèles d’herbicides bios et je vais sensibiliser les producteurs de ma zone.

En rappel, cette formation débutée depuis le 22 Juillet à Pô dans la province de la Sissiloi, s’inscrit dans le programme de la mise ne œuvre du « Projet d’intensification de la production et de la commercialisation du Soja et du Maïs dans les provinces du Nahouri et de la Sissili au Burkina Faso ». Ce projet financé par AGRA, est à sa deuxième année exécution et grâce cette formation, les différents participants repartent avec un nombre suffisant de bagages pour la réussite de la saison des pluies.
Adama GNANOU
Réseau MARP-Burkina