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23 avril 2015
 


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Prévention et gestion des catastrophes : le réseau national de plaidoyer pour l’implication de tous les acteurs

Deux (02) ans après sa mise en place, le réseau national de plaidoyer pour la réduction des risques de catastrophes (RRC) au Burkina Faso a été présenté aux hommes de média ce jeudi 09 avril 2015 à Ouagadougou. Organisée par le Réseau MARP Burkina, organisation lead du réseau, la conférence de presse a réuni une dizaine d’organes de presse écrite et audiovisuelle nationale et les premiers responsables des structures membres du plaidoyer. L’objectif de ladite conférence était de faire connaître le réseau et lancer un appel au gouvernement, au Conseil National de Transition (CNT) et à l’ensemble des acteurs clés pour qu’ils s’impliquent davantage dans la mise en œuvre effective de la loi n° 012-2014/an portant loi d’orientation relative à la prévention et à la gestion des risques, des crises humanitaires et des catastrophes au Burkina Faso,

Parvenir à des communautés plus résilientes aux risques de catastrophes , c’est-à-dire à des communautés capables d’identifier, de prévenir une inondation, une sècheresse, une épidémie, une famine, un conflit, des vents violents etc., d’y faire face et de pouvoir se relever après ces différents chocs, telle est la vision du Réseau national de plaidoyer pour la Réduction des Risques de catastrophes qui bénéficie du soutien technique et financier de l’ONG Britannique, Christian Aid Sahel Burkina.
Pour ce faire, le réseau s’est donné une mission de conscientisation des communautés, d’interpellation des décideurs et d’influence des prises de décisions sur les risques, crises humanitaires et les catastrophes au niveau national. L’atteinte de tels résultats ne peut se faire sans une implication effective des plus hautes autorités dans la mise en œuvre effective de la loi en matière de prévention et de gestion des catastrophes. C’est pourquoi, les acteurs ont tenu à le signifier au cours d’une conférence de presse qui a connu la participation des premiers responsables des 17 Structures membres du réseau.

Animée par Mathieu Ouédraogo, président du Réseau MARP-Burkina, Alain Bako, représentant de l’ODE (Office de développement des églises évangéliques), Constant Zango, président de l’ATAD (Alliance technique d’assistance au développement) et Henk Nugteren de Christian Aid, cette conférence de presse a été l’occasion pour les acteurs d’interpeller les décideurs politiques et autres acteurs clés, sur la nécessité de leur engagement dans la mise en œuvre effective de la loi sur la RRC.

Pour Mathieu Ouédraogo, Président du Réseau MARP-Burkina « ce n’est pas la mer à boire mais pour réussir il faut que chacun mette sa main à la pâte et pour cela nous comptons sur l’accompagnement de vous les hommes et femmes de média pour porter le message aux acteurs clés afin de susciter leur pleine implication.

Dans leur déclaration lue par Constant Zango, Président de ATAD, les acteurs ont déploré le fait que le fonds national de prévention et de gestion des catastrophes de même que la mise en œuvre de la loi ne soient pas effectifs sur le terrain. Ils ont à cet effet interpellé le gouvernement de même que le CNT sur la nécessité de l’opérationnalisation dudit fonds et la la constitution de stocks de sécurité physiques pré-positionnés sur l’ensemble du territoire national, immédiatement disponibles et utilisables en cas de risques ou de catastrophes.

Le sens de leur engagement

Selon Constant ZANGO, Président de l’alliance Technique d’assistance au Développement, (ATAD), une organisation membre du réseau, les expériences antérieures dans la gestion des catastrophes ont montré de nombreuses tares avec une lenteur dans la réponse aux urgences et une faible mobilisation des ressources, auxquelles s’ajoute la faiblesse des mécanismes de coordination des catastrophes. En plus, on assiste aujourd’hui à des invasions acridiennes qui surprennent chaque année nos populations, les sècheresses, les épidémies récurrentes, Ebola qui frappe à nos portes et aujourd’hui, la grippe aviaire qui revient avec de grandes menaces pour l’économie rurale. Voilà autant de faits réels qui justifient le sens de l’engagement des partenaires de Christian Aid Sahel Burkina réunis en réseau pour plaider en faveur de la réduction des risques de catastrophes. Ils veulent à travers leurs actions, interpeller les décideurs à plus d’engagement et d’innovation en matière de réduction des Risques de catastrophes au Burkina Faso.

Résultats atteints

Présentés par Alain BAKO, représentant le Secrétaire exécutif de l’Office de Développement des Eglises Evangéliques (ODE), les acquis engrangés par le Réseau sont entre autre la conduite en 2013 d’une étude sur l’état des lieux des textes et loi en matière de prévention et de gestion des risques de catastrophes au Burkina Faso, la participation à la finalisation de la loi n° 012-2014/an portant loi d’orientation relative à la prévention et à la gestion des risques, des crises humanitaires et des catastrophes ; l’appui technique et financier au Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, pour l’amendement des décrets d’application de la loi 12 sur les catastrophes ; la production d’une version simplifiée de la loi en français accessible et sa traduction en trois (03) langues locales (mooré, le Dioula et le fufuldé), etc.

La réduction des risques de catastrophe est un investissement et non un coût.

Les dégâts causées par les inondations de 2009 au Burkina Faso ont été chiffrés à plus de 60 milliards dont environ 45 milliards de dommages et 15 milliards de pertes. Les besoins pour la reconstruction ont été estimés à 120 milliards de F CFA. Et pourtant, ces coûts auraient pu être réduits de plus de la moitié si l’accent avait été mis sur la prévention. Voilà résumé tout le sens de la nécessité de mettre l’accent sur la prévention que la gestion afin de minimiser les coûts, surtout dans un contexte de rareté des ressources.

Kabré Aïsséta Chargée de la résilience et du plaidoyer à Christian Aid Sahel, a rappelé que les inondations de 2009 n’ont pas été ressenties de la même façon à Ouaga 2000 qu’à Boulmiougou. Une anecdote pour dire simplement que les populations les plus vulnérables sont les plus exposées aux différents chocs. D’où la nécessité d’œuvrer davantage dans le renforcement de la résilience des communautés les plus pauvres et les plus exposées.

Pour sa part, Henk Nugteren de Christian Aid a apprécié l’évolution du réseau depuis sa création en 2009. Les résultats obtenus sont selon lui encourageants et dénotent du dynamisme des acteurs. En rappel, dans le souci d’être plus efficace aussi bien au Burkina qu’à l’international, le réseau a intégré le réseau mondial pour la réduction des risques de catastrophes, en anglais GNDR.

Liste des OSC membres du réseau national de plaidoyer pour la RRC

1.Réseau MARP-Burkina
2.Alliance Technique d’Assistance au Développement (ATAD)
3.Office de Développement des Eglises Evangéliques (ODE)
4.Confédération Paysanne du Faso (CPF)
5.Association Solidarité et Entraide Mutuelle au Sahel (SEMUS)
6.Plateforme genre en Tenures Foncières et Forestières (TENFOREST)
7.Self Help Africa,
8.SOS Sahel International,
9.Diobass Ecologie et société,
10.Association de Journalistes pour la protection de l’environnement (Média vert),
11.OXFAM,
12.Association des Communicateurs pour la Gestion des Risques de Catastrophes (ACGRC),
13.Association Santé et Développement (ASD)
14.Initiative des Journalistes Africains pour la Coopération et le Développement (IJACOD)
15. Centre Ecologique Albert Schweizer CEAS/BF ;
16.FEPAC/UA
17.WomenEnvironnmentalProgam (WEP)

Adama Gnanou, chargé de Communication et du plaidoyer