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10 avril 2015
 


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Prévention et Réduction des Risques de Catastrophes au Burkina Faso : les responsables administratifs et leaders d’opinions de la province du Zondoma à l’école de la loi

Dans le cadre de la vulgarisation de la loi 012/2014 portant loi d’orientation en matière de prévention et de gestion des risques crise humanitaires et catastrophe au Burkina Faso, le Réseau MARP Burkina, membre du Réseau national de plaidoyer pour la Réduction des Risques de Catastrophe, a organisé un atelier de formation et de sensibilisation sur ladite loi au profit des décideurs locaux. C’était le 20 mars 2015, au centre CITES de la province du Zondoma, région du Nord du Burkina Faso. Les bénéficiaires de la formation sont essentiellement les autorités administratives et communales, les responsables d’ONG et Association, les leaders d’opinions et les agents de sécurité ; qui sont des décideurs au niveau local.

Adopté par l’assemblée nationale le 22 avril 2014, la loi 012/2014 portant loi d’orientation en matière de prévention et de gestion des risques crise humanitaires et catastrophe au Burkina Faso, est entrée en vigueur après sa promulguée par le Président Blaise COMPAORE, le 02 juin 2014, toute chose entérine son application sur le terrain. Afin de permettre aux premiers responsables à la base de veiller à sa mise en œuvre effective, le Réseau MARP Burkina a entrepris une campagne de sensibilisation et de vulgarisation. Financé par l’ONG Britannique Christian Aid Sahel Burkina, une formation du même genre est effectuée en ce moment même dans les régions du Sahel et du Centre Nord, par ATAD et l’ODE, partenaires de mise en œuvre du projet plaidoyer pour la Réduction des Risques de Catastrophe.
L’objectif de ces ateliers de sensibilisation est de permettre aux acteurs à la base de s’approprier le contenu de la loi en vue d’action plus responsable et éclairées.

Pour M. Bationo, Préfet de la commune de Bassy, « l’initiative est très salutaire, car elle permet aux administrateurs civiles et autres décideurs au niveau local de s’approprier le contenu de la loi afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées. Par exemple, pour mon cas, c’est ce matin que j’ai su qu’il y a une loi qui existe en matière de réduction de Risque et de Catastrophe au Burkina Faso. Les services de l’Etat doivent être suffisamment sensibilisés sur cette nouvelle loi. Nous avons eu la chance d’être en fonction dans le Zondoma pour bénéficier de cette formation. Mais est ce que nos collègues dans les autres provinces, ou n’intervient pas le Réseau MARP pourront-ils être formés ? Je n’en sais rien. Mais mon souhait est que la loi soit vulgarisée sur le territoire national »
Madame OUEDRAOGO née SAWADOGO, présidente de l’Association des Femmes de Gourcy, vient d’entendre parler pour la première fois cette loi. Pour elle donc, cette formation vient à point nommé éclairer sa lanterne. Sur le champ, elle a pris l’engagement d’être la courroie de transmission du message à l’endroit des autres femmes de son association. Une copie de la version simplifiée de la loi lui a été remis afin qu’elle puisse s’en servir en cas de besoin.

« Il est important que la population soit informer sur le contenu de la loi afin qu’elle adopte de bon comportement et le bon geste pour prévenir et gérer les catastrophes.
Mon souhait c’est que cette loi ne soit pas comme les autres. C’est-à-dire écrite mais pas mis en œuvre ».

En marge à ces activités de sensibilisation, le Réseau a aussi entrepris de produire des modules simplifiés en français facile et traduits dans trois langues nationales afin de la rendre plus accessible pour tous les citoyens.
En rappel, la loi 012/2014/AN est une loi d’orientation en matière de prévention et de gestion des risques, crises humanitaires et catastrophes. Elle vise de manière spécifique à :
1. Déterminer les mesures de prévention des risques, des crises humanitaires et des catastrophes afin d’éviter leur survenance ou d’en limiter les effets ;
2. Déterminer les actions minimales de secours d’urgence, d’assistance humanitaire et de rétablissement à mettre en œuvre en cas de survenance d’une catastrophe ;
3. Clarifier les responsabilités entre l’Etat, les collectivités territoriales et les acteurs non étatiques ainsi que les partenaires techniques et financiers ;
4. Offrir un cadre cohérent de planification facilitant la coordination des actions de prévention et de gestion des risques, des crises humanitaires et des catastrophes ;
5. Déterminer les organes de coordination ainsi que les outils et instruments de la prévention et de gestion des risques, des crises humanitaires et des catastrophes ;
6. Identifier et réduire les risques les plus probables ainsi que leurs conséquences ;
7. Réduire les délais d’intervention et le nombre de perte en vies humaines ;
8. Intégrer le processus de prévention, de préparation et de réponse aux risques et catastrophes, quelle qu’en soit la nature, dans les politiques, plans, programmes et projets nationaux de développement ;
9. Déterminer les conditions et modalités d’application des mesures d’information et d’évacuation préventives en cas de risque imminent de catastrophes et de crises humanitaires ;
10. Etablir les procédures et mécanismes d’activation des institutions nationales chargées de la prévention et la gestion des risques, des crises humanitaires et des catastrophes ;
11. Déterminer les conditions, modalités et procédures de déclaration de l’état de catastrophes et crises humanitaires ;
12. Promouvoir la recherche pour une meilleure connaissance des phénomènes de risques des crises humanitaires et des catastrophes ;
13. Déterminer les mécanismes d’indemnisation, de compensation et d’assurance aux victimes de catastrophes et crises humanitaires ;
14. déterminer les comportements constitutifs d’infractions à l’occasion ou lors des risques, des crises humanitaires et des catastrophes. (Cf. article de la loi 012/2014/An)