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1er avril 2015
 


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Amélioration de la sécurité alimentaire et le développement économique : le programme GRAND appui les communautés rurales du Sanguié

La phase d’inception du « Programme d’amélioration de la sécurité alimentaire et des ressources en eau pour le développement économique des communautés rurales du Sahel et de la corne de l’Afrique » a pris fin officiellement le 31 Janvier 2014, mais certaines les activités à effets immédiats ont connu une prolongation jusqu’en fin Mars, notamment le maraichage. Dans la province du Sanguié, des bénéficiaires du programme sont à pieds d’œuvre pour la production de divers produits maraichers : Choux, oignons, aubergines tomates, carottes, poivron, etc. Nous leur avons rendu visite le 26 février 2015 afin de recueillir leurs témoignages.

Un champ d’une superficie de deux (2) hectares entouré d’une haie vive et de grillage, voilà la parcelle exploitée par une union de cinq (05) groupements maraichers dans le village de Kyon à une dizaine de kilomètre de Réo, chef-lieu de la province du Sanguié . A la faveur du projet GRAND, l’union composée de 30 hommes et 30 femmes, a bénéficié à travers UGF/CDN d’un appui technique et financier pour la réalisation du maraîchage en campagne sèche.
Réhabilitation de quatre (04) puits maraichers et une dotation de quarante (40) sachets de semences de choux soit la quantité nécessaire pour produire sur 2 hectares dans le baffons aménagé de Kyon, voilà ce que l’union a reçu du projet GRAND à travers UGF-CDN, partenaire de mise en œuvre des activités terrain du projet dans la province du Sanguié.
Le défi, du maraichage au Burkina Faso en période de sèche, est essentiellement lié à la problématique de l’eau. C’est pour cela qu’à la demande des populations exploitant ce périmètre, le programme a entrepris de réhabiliter quatre (04) puits et mettre à la disposition des producteurs et productrices afin d’accroitre la production.

Auparavant, c’était dans ce puits à moitié effondré que ces femmes affrontaient de danger au péril de leur vie, pour produire les légumes. Mais avec l’appui du projet, le groupement a bénéficié de 4 puits à grands diamètres, construits selon les normes et qui font la fierté de ces hommes et femmes du village de Kyon.

Le développement économique des communautés rurales
Avec ce soutien les femmes fixent déjà leurs ambitions : « Nous comptons en cette campagne, produire 20 Tonnes de choux. Le prix du sac varie entre Sept mille cinq cent franc (7.500 FCFA) et vingt-cinq mille francs (25.000 CFA le sac de 100 kg, selon les périodes. Quant à l’oignon, nous comptons produire pour cette campagne 10 à 12 tonnes. Le prix varie également entre sept mille cinq cent franc (7.500 FCFA), vingt mille francs (20.000 ) et même trente (30.000) FCFA le sac de 100 kg, selon les périodes. L’argent issue du maraîchage est déposé dans un compte au profit de tous les membres de l’union. Chaque membre peut prêter une certaine somme pour mener ses Activités Génératrices de Revenus, et rembourser plus tard sans intérêt. Aussi en cas de problème sociaux, décès, maladie, nous utilisons cette même ressource pour appuyer les personnes en détresse ».

« Un des avantages de cette activité pour nous est aussi l’amélioration de la qualité nutritionnelle de nos aliments. D’une part les femmes prélèvent des légumes pour leur propre consommation et autre elles utilisent l’argent de la vente des produits pour achat de la viande ou du poisson pour la sauce. Au-delà de ces avantages, le travail en équipe favorise l’ambiance et renforce la cohésion entre les membres du de l’union. Dans ce groupe, il y’ a toutes les catégories de personnes. Mêmes les personnes vivant avec un handicap. Le moins que l’on pût dire, est que l’inclusion est une réalité au sein de notre union ».

« Le maraichage est une activité rentable et beaucoup de jeunes s’y intéressent ; il permet de réduire l’exode des jeunes vers d’autres contrées et aussi les femmes ne vont plus dans le site d’or, avec tous les risques qu’elles peuvent rencontrer. Les élèves aident leurs parents au jardin pendant le week-end, car ils savent que du succès du maraichage dépend la poursuite de leur cursus scolaire. L’argent issu de la vente des condiments est utilisé en grande partie pour supporter la scolarité des enfants. Nous collaborons également beaucoup avec les services techniques. Ils interviennent pour le dimensionnement des planches ».

En milieu rural les sources d’approvisionnement en eau potable sont aussi rares qu’une perle de bijoux en diamant. Dans certains cas les populations utilisent souvent les mêmes sources d’eau que les animaux, pour s’approvisionner en eau de boisson la cuisine, etc. Ces puits à grands diamètre aménagés grâce à l’appui du projet GRAND, sont mieux protégés contre la pollution liée aux ruissellements des eaux de pluies. Toutes chose qui soulager doublement les populations, car ils seront utilisés pour plusieurs besoins en eau.

Les problèmes de matériels de travail ne manquent pas.

Un bidon a moitié coupé perforé de deux trous dans les deux latérales suspendu à un fer, voilà ce qui sert d’arrosoirs aux membres de l’union pour arroser deux hectares de choux, d’oignons, de tomates et d’aubergine chaque matin et chaque soir. Inutile de dire ici que le travail est pénible. Et pourtant c’est le train-train quotidien de ces femmes et hommes qui y gagnent honnêtement leur vie Même avec ce puisard elle ne perd pas l’espoir que demain sera le meilleur.