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24 décembre 2014
 


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Maitrise des eaux de pluie dans les champs pour l’irrigation d’appoint : les acteurs du programme ICRAF réfléchissent sur les caractéristiques de bassins à vulgariser

Le Mardi 09 Décembre 2014, s’est tenu à l’Hôtel des conférences Ouindé-Yidé de Ouagadougou, un atelier de réflexion sur les stratégies de collecte des eaux de pluie dans les champs, à travers les Bassins de Collecte des Eaux de Ruissellement (BCER). L’atelier avait pour objectif d’échanger sur les normes techniques et les caractéristiques de bassin à promouvoir et aussi d’échanger sur les coûts de réalisation en vue d’aboutir à l’adoption d’un modèle standard prenant en compte les aspects financiers et physiques. Organisé par le réseau MARP-Burkina, coordonnateur du programme ICRAF au Burkina Faso, cet atelier a connu la participation des Directeurs Provinciaux de l’Agriculture (DPA) des cinq zones d’intervention du programme et de l’ensemble des partenaires de mise en œuvre.

Quel type de bassin est-il efficace et efficiente pour la collecte et des eaux de ruissellement dans les champs, en vue de faire face aux poches de sècheresse ? C’est autour de cette question essentielle que les acteurs du programme d’Amélioration de la Sécurité Alimentaire et des Ressources en Eau pour le Développement Economique Rural au sahel et dans la corne de l’Afrique, ont échangé ce mardi 09 décembre 2014 à l’Hôtel des conférences Ouindé-Yidé à Ouagadougou.

Un Bassin de Collecte des Eaux de Ruissellement (BCER) est une infrastructure de stockage des eaux pluviales, réalisé à ciel ouvert et qui aide à récupérer les eaux pluviales issues de surfaces non-absorbantes dans le but d’assurer une irrigation d’appoint des cultures en cas de poches de sécheresse.

Si l’unanimité est faite sur la pertinence et l’opportunité de la collecte des eaux de ruissellement à travers les bassins, des divergences existent sur les caractéristiques requises pour un stockage optimal et efficace en milieu paysan.
Ainsi, le Réseau MARP-Burkina, coordonnateur dudit programme en cours dans 6 provinces du Burkina, que sont le Yatenga, le Passoré, le Zondoma, le Sanguié, le Nayala, et le Bam, a retenu la nécessite d’une rencontre d’échanges et de réflexions entre techniciens et praticiens sur les BCER en vue d’aboutir à un prototype réalisable.
Au cours de cet atelier les participants ont eu droit à des séances de présentations et de démonstrations focalisées sur les types de bassins susceptibles d’être aménagés dans le cadre de ce programme. De la forme Rectangulaire à la forme Circulaire en passant par la forme trapézoïdale, et les diguettes à base de sacs géotextiles ou les bourrelets de terre, les techniciens ont tenu en haleine pendant plus de 2 heures d’horloge, les participants qui se sont donnés à satiété pour apprécier les modèles, les coûts et l’efficacité des bassins.
A la question de savoir quel modèle standard faut-il retenir dans le cadre du programme ICRAF, les techniciens se veulent on ne peut plus clair « il n’y a pas de modèle standard à retenir, tout dépend de la pente et de la physionomie du sol et des besoins en eau du producteur ». En d’autres termes c’est le terrain qui dicte ses lois.

Visiblement séduits par la simplicité de la technique de collecte des eaux de ruissellement à travers les diguettes en bourrelets de terres et en sacs géotextiles en voie de vulgarisation par le Réseau MARP, les participants ont manifesté leur intérêt pour cette dernière technologie, vu sa simplicité et son coût abordable. Ils ont à cet effet demandé au Réseau MARP-Burkina, de la vulgariser au profit des acteurs terrains.
« Nous repartons satisfaits de la rencontre parce que nous avons eu beaucoup d’informations sur les différentes formes de bassin. Le Réseau MARP-Burkina nous a également promis de permettre à un grand nombre d’acteurs de prendre connaissance du nouveau système de collecte des eaux de pluie par les diguettes à base de sacs géotextiles et de bourrelet de terre, qui est pour nous une technologie nouvelle. Une formation pratique et théorique nous permettra de mieux nous l’approprier. Nous souhaitons qu’à l’avenir nous puissions mettre nos forces ensemble pour soutenir la masse rurale qui a besoin de cet accompagnement pour réussir dans les actions de production, surtout dans la maitrise totale de l’eau ». A laisser entendre Madame TAHO/SAWADOGO Haoua, Directrice Provinciale de l’Agriculture du Yatenga.

Par la voix de son Président, M. Mahamoudou Mathieu Ouédraogo, le Réseau MARP-Burkina a pris l’engagement d’accompagner les acteurs dans la vulgarisation de cette nouvelle technologie. « Les diguettes à base de Sacs géotextiles et les bourrelets de terres seront au centre des technologies innovantes de ce programme et seront vulgarisées dans toutes les zones d’intervention du programme ICRAF et partout où le besoins se fera sentir ».

En rappel, le programme d’ « Amélioration de la Sécurité Alimentaire et des Ressources en Eau pour le Développement Economique Rural au sahel et dans la corne de l’Afrique », est financé par la Direction Générale de la Coopération Internationale (DGIS) du Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, pour une durée de cinq (05) ans. Il intervient dans 5 pays d’Afrique dont le Mali, le Niger, l’Ethiopie, le Kenya et le Burkina Faso avec la coordination générale de ICRAF. Le programme vise à renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, grâce à des interventions liées à la gestion du sol et de l’eau, à la commercialisation de l’économie rurale, ainsi qu’à l’appui institutionnel et au renforcement des capacités en matière de politiques.

Adama Gnanou
Réseau MARP-Burkina