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29 novembre 2014
 


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Intensification de la production du Soja et du maïs : le Réseau MARP-Burkina et ses partenaires soutiennent les producteurs de la province du Nahouri et de la Sissili

A la faveur d’un financement de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique, (AGRA), le Réseau MARP-Burkina met en œuvre en collaboration avec des opérateurs privés, et des organisations paysannes, un projet d’intensification de la production et de la commercialisation du Soja et du Maïs dans les provinces du Nahouri et de la Sissili ; régions du Centre Sud et du Centre Ouest du Burkina Faso. Le projet entend promouvoir l’application de la technique de la microdose, les itinéraires techniques de production et la fertilisation des sols en vue d’accroitre les rendements. Pour une première année d’essai, c’est « un coup de maître », quant à l’adhésion massive des populations bénéficiaires à la nouvelle l’initiative. Au cours d’une visite commentées organisée par les acteurs dans ces deux provinces, le service communication du Réseau MARP a pu capter les opinions de certains bénéficiaires sur le projet.

Ce Jeudi 17 Octobre 2014, il est 9 heures, quand les producteurs du village de Gompia, dans la commune de Tiébélé, convergent vers le champ école du Groupement Féminin Nimoro-Gara. Un champ école implanté le 04 Août 2014 sur une superficie de 0,25ha par spéculation, à proximité de la route principale qui rallie Tibélé à Pô, chef-lieu de la province du Nahouri. « Nous sommes venus pour comprendre comment le groupement a pu produire le soja et le maïs par la nouvelle technique qu’est la microdose en si peu de temps. Je les ai vu implanter le champ dans le mois d’Août et en moins de de 3 mois elles ont déjà des résultats » , nous confie, un producteur. Dans ce champ école, les visiteurs ont pu voir des parcelles de maïs et du soja en associé et en monoculture. Avec l’appui des services techniques de l’Etat et des animateurs, ils ont également bénéficié de commentaires sur la technique d’application de la microdose et les itinéraires techniques requises pour assurer une bonne production.

Champ école : Soja et Maïs en culture associée
Le projet est dans sa première année et cette technique d’association des spéculations a été un test. Selon le Directeur provincial de l’agriculture et de la sécurité alimentaire du Nahouri, M. Alassane Ouédraogo, certes l’arrivée tardive des pluies et les poches de sècheresse ont été préjudiciable à un meilleur rendement des champs, mais les résultats sont satisfaisants, au regard de la physionomie des champs et du succès de la combinaison des deux spéculations sur une même parcelle.
Dans la province du Nahouri, la culture de soja est restée pendant longtemps une culture de luxe. Il n’était pas permis à quiconque de se procurer la semence pour produire. Par ailleurs la consommation n’était pas rentrée dans les habitudes des gens. Ce qui fait jusqu’à une période récente, les producteurs pensaient que le soja était seulement utile pour la fabrication du Soumbala, pour cette raison il était juste consommé à l’échelle locale. Seulement une petite quantité était transformée. Mais aujourd’hui le soja est rentré dans les habitudes de consommation des hommes et des animaux et la demande est devenue très forte sur le marché.

Selon les témoignages de la représentante des femmes du groupement Féminin Nimoro-Gara, Madame Zanlorabou Aboubapoaré,« un des avantages de la culture du soja aujourd’hui, est qu’il est possible de garantir le soja dans le champ contre un crédit à la caisse pour payer la scolarité des enfants et assurer les petits besoins en attendant les récoltes. Ce projet est donc une opportunité pour relancer la production du soja, nous demandons qu’on nous construise un magasin pour le stockage de nos récoltes ». a-t-elle confié.

De la viande à 50FCFA c’est possible au Nahouri

Madame Zanlorabou Aboubapoaré, Présidente du Groupement Féminin Nimoro-Gara
« Aujourd’hui au Nahouri on peut avoir de la viande pour manger à 50 fcfa. Je veux dire par là que le soja est un aliment qui contient presque les mêmes protéines que la viande. Il constitue un complément en nutriment pour les enfants ». L’implication des femmes dans le travail est très appréciable. Au Nahouri elles sont engagées au même titre que les hommes. « Pour les visites commentées les femmes se mobilisent plus que les hommes parce qu’elles ont très curieuses et cherchent toujours à apprendre de nouvelles connaissances, confie le conseil du village ». Au-delà de la production on les trouve aussi dans les activités de transformation. Les femmes sont beaucoup engagées actuellement dans la transformation du soja en yaourt, en brochettes, en lait, en gâteaux, etc.

La visite a été agrémentée par une démonstration de danse improvisée par la troupe de danse du groupement Féminin Nimoro-Gara.
En rappel, le « Projet d’intensification de la production et de la commercialisation du Soja et du Maïs dans les provinces du Nahouri et de la Sissili au Burkina Faso » est une initiative promue par le Réseau MARP et ses partenaires. C’est un Projet qui accompagne la production agricole dans son volet promotion des filières et particulièrement pour les spéculations de soja et maïs. Il est mis en œuvre dans les provinces du Nahouri et de la Sissili respectivement dans les Régions du Centre Sud et du Centre Ouest, pour un durée de troi (03) ans.

Service communication Réseau MARP-Burkina