lundi
27 octobre 2014
 


Newsletter


02 BP 5657 Ouagadougou 02
Burkina faso

Tél: +226 25 36 54 41
Mail: contact@reseaumarpbf.org

Heures d’ouverture

8h - 17h

Nos vidéos



Double-cliquez pour afficher la vidéo

Nos liens

| ACCUEIL | | Qui sommes-nous ? | | Nos réalisations | | Zones d’intervention | | Nos rapports | | Nos partenaires | | Notre équipe |

JOURNEE INTERNATIONALE POUR LA PREVENTION DES CATASTROPHES

Le 13 Octobre 2014, sous la houlette du Réseau MARP-Burkina, Christian Aid et ses partenaires en collaboration avec le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) ont encore sacrifié à la tradition, en célébrant pour la 3èmefois consécutive la Journée Internationale de la Prévention des Catastrophes (JIPC). En rang serré, ils ont convoyé en grand nombre à Niességa dans le Zondoma, région du Nord, à 140 km de Ouagadougou, pour interpeller la communauté nationale et internationale sur la nécessité de compter désormais avec les personnes âgées dans les actions de prévention et de gestion des catastrophes. Cette journée a été marquée d’abord par une cérémonie dans le village de Niességa. Des discours, des témoignages, une remise de dons, composés de vivres et de matériels aux personnes vulnérables ont caractérisé cette cérémonie haute en couleurs. Ensuite s’en est suivie une visite du site des sinistrés relogés suite aux inondations qu’a connu le village le 23 juillet 2014. Des visites de champs de paysans innovateurs utilisant des techniques d’adaptation aux changements climatiques ont clôturé cette journée internationale de prévention des catastrophes. Organisée par le Réseau MARP-Burkina dans sa zone d’intervention, la célébration (JIPC) a connu une forte mobilisation des communautés locales et une présence effective des plus hautes autorités de la région dont le gouverneur du Nord.

A l’occasion de cette journée, nous avons recueilli quelques messages de sensibilisation et d’interpellation d’ici et d’ailleurs.
........................................................................................................................................
« Il importe de reconnaître que les personnes âgées possèdent des ressources qui peuvent être mises au service de l’ensemble de la société. Leurs années d’expérience peuvent contribuer à réduire les risques liés aux catastrophes. Nous devons les associer à la gestion des risques de catastrophes ainsi qu’aux processus de planification et de décision dans ce domaine. » M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU .
........................................................................................................................................
Le thème de la journée d’aujourd’hui « résilience pour la vie : personnes âgées et catastrophes » nous invite à comprendre la nécessité d’impliquer les personnes âgées dans les actions de prévention et de gestion des catastrophes. Je vous exhorte, populations bénéficiaires des interventions de Christian Aid en partenariat avec le Réseau MARP à partager vos savoir-faire locaux, vos méthodes et expériences avec les acteurs de mise en œuvre des projets et programmes en vue d’accélérer le processus de résilience communautaire dans notre région dont les catastrophes naturelles sont récurrentes ». Khalil BARRA : Le gouverneur de la région du Nord/Yatenga
........................................................................................................................................
« Les personnes âgées sont des sources intarissables de connaissances et de pratiques à valoriser pour la résilience des communautés à la base. Aussi, leurs besoins spécifiques en cas de catastrophes ne doivent pas être occultés. En cette Journée internationale de la prévention des catastrophes, prenons la résolution de faire tout pour que les personnes âgées puissent jouir de la plus grande sécurité et des plus grandes chances de contribuer au bien-être général de la société ». Mahtieu Ouédraogo, Président du Réseau MARP-Burkina.
........................................................................................................................................
« La connaissance des événements du passé est une clé essentielle de la capacité de nos enfants à surmonter les aléas du futur. Elle leur permet de prendre conscience des dangers, mais aussi de leurs possibilités de les surmonter. Elle participe de cette façon à la résilience de tous … En cette Journée Internationale de Prévention des catastrophes ce 13 Octobre 2014, nous pouvons nous poser les questions suivantes en rapport avec les personnes âgées et les gouvernements sur les questions liées au vieillissement et à la Réduction des Risques des Catastrophes(RRC).
 Quelles mesures les permettent de se protéger d’une catastrophe ?
 Quelle est la meilleure façon pour eux de recevoir des informations d’alerte précoce ?
 Connaissent-ils qui est responsable de la préparation aux catastrophes et interventions dans leur village, ou commune ?
 Ont-ils déjà participé à la planification et à la préparation aux catastrophes dans leur localité ?
 Comment souhaitent-ils être mieux impliqués dans les processus de prise de décision concernant la planification des catastrophes ?
 Comment leur expérience de la vie et leurs atouts pourraient aider leur communauté à se préparer à une catastrophe ? » Henk NUGTEREN, Senior Manager de Christian Aid Burkina .
........................................................................................................................................
« Notre engagement pour le renforcement de la résilience des communautés vulnérables doit se traduire par une coordination des actions de plaidoyer en matière de réduction des risques de catastrophes en synergie d’action avec les autres partenaires. Le défi lancé à nous actuellement est l’application effective de la loi d’orientation 012/2014/AN portant « orientation en matière de prévention et de gestion des risques, crises humanitaires et catastrophes », adoptée en Mars 2014 ». Le Réseau national de plaidoyer en matière de réduction de risques de catastrophes au Burkina Faso .
......................................................................................................................................
« Ça fait 8 ans que je pratique les demi-lunes dans mon champ. Grâce à la technique, j’ai pu récupérer 04 ha de terres dénudées. Je peux réaliser 3 à 4 demi-lunes par jour. Nous pratiquons cette technique pour mieux nous adapter aux effets des changements climatiques. Nous avons remarqué qu’il pleut de moins en moins et quand il pleut l’eau des pluies ne reste pas, tout disparait en moins de quelques heures. Donc, c’est pour cela que nous avons réfléchi et trouver que si nous faisons cette technique ça peut nous aider à retenir l’eau pendant longtemps dans les champs et améliorer ainsi nos rendements.
........................................................................................................................................
Celle que vous voyez ici, ont une longueur de 4 mètres et à l’intérieur, nous mélangeons la première couche de terre avec du compost avant de semer. Sur ce type de sol, cette technique est encore plus efficace que celle du Zaï, car les demi-lunes retiennent plus d’eau et les rendements sont plus élevés. C’est vrai le travail est laborieux mais il est très rentable".
Boureima Ouédraogo, paysan innovateur du village de Kagpesgo/Yatenga