jeudi
26 novembre 2015
 


Newsletter


02 BP 5657 Ouagadougou 02
Burkina faso

Tél: +226 25 36 54 41
Mail: contact@reseaumarpbf.org

Heures d’ouverture

8h - 17h

Nos vidéos



Double-cliquez pour afficher la vidéo

Nos liens

| ACCUEIL | | Qui sommes-nous ? | | Nos réalisations | | Zones d’intervention | | Nos rapports | | Nos partenaires | | Notre équipe |

Secours d’urgence aux sinistrés Le réseau MARP-Burkina et Christian Aid tiennent leur promesse

Le réseau MARP Burkina et son partenaire Christian Aid ont apporté des soutiens aux sinistrés de Ouagadougou et de Gourcy. Ce soutien composé de matériel et d’argent a été accompagné de séances de sensibilisation sur le Wash et la prévention des risques d’inondation. Ces activités qui se sont tenues du 30 septembre au 2 octobre 2015 ont connue la présence effective de plusieurs autorités lors de la cérémonie de la remise du matériel.

Un kit composé d’un fût plastique de 80 litres, un seau plastique de 20 litres, une couverture, une moustiquaire, une natte, un carton de savon de 2OO g et la somme de 27000 F CFA, tel a été la teneur de la bouffée d’oxygène octroyée à chacun des ménages sinistrés. Au total, ce sont 600 ménages qui ont bénéficié de cet appui du Réseau MARP qui s’élève à une valeur de près de cent millions de nos francs. A Ouagadougou, le soutien a concerné 500 ménages. Une cérémonie officielle de remise a été organisée à cet effet à Ouagadougou le 30 septembre et à Gourcy le 1er octobre 2015. A Ouagadougou, cette cérémonie a connu la présence effective du Secrétaire permanent du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), du Président de la délégation spéciale de l’arrondissement de Boulmiougou, du Président du Réseau MARP-Burkina et de la chargée du plaidoyer de Christian Aid. Selon Mme KABRE, cette aide s’inscrit dans le cadre de la mission de son organisation dont l’objectif premier est de sauver des vies. Pour elle ce soutien est certes insuffisant, « mais nous avons voulu mettre la main dans la patte pour aider l’Etat burkinabè à soulager les sinistrés » a-t-elle indiqué.

Au cours de cette cérémonie, le Secrétaire permanent du CONASUR Boubacar MILOUGOU, a tenu à remercier les donateurs du jour pour cet important soutien. Il a en outre invité les bénéficiaires à en faire bon usage et à tout mettre en œuvre pour ne plus être victimes d’inondation. Il les a par ailleurs mis en garde contre toute tentative de vente du matériel qui leur a été offert.
S’adressant aux sinistrés, le Président du Réseau MARP-Burkina, Mathieu Ouédraogo a tenu à leur souhaiter beaucoup de courages pour cette épreuve qu’ils traversent. Il a aussi indiqué qu’en de pareille situation, c’est un devoir pour toute structure humanitaire d’envisager un soutien de cette nature. « C’est pourquoi, avec notre partenaire britannique Christian Aid nous nous sommes concertés pour mobiliser des ressources afin de venir soutenir un temps soit peu ces sinistrés » dixit.

Du rôle de l’Etat : Nul ne doit être éternellement sinistré

Mathieu Ouédraogo a profité de cette occasion pour inviter les autorités administratives à avoir un regard rigoureux sur le respect des normes en matière de prévention des risques de catastrophe. « Je me réfère chaque fois à la situation de 2009 où l’on a attribué des parcelles aux sinistrés et certains se sont permis de les vendre ou de les mettre en location avant de repartir s’installer sur les anciennes zones. Or l’Etat regarde cela sans rien faire. De ce fait, nous les ONG qui appuyons l’Etat n’y pouvons rien. Au même moment, lorsque ces tristes situations arrivent nous sommes obligés de réagir. C’est dommage, quand l’Etat ne prend pas sa responsabilité pour amener les gens à construire selon les règles de l’art. Chaque année, on se retrouve avec les mêmes personnes. Ça ne saurait continuer ainsi, car on n’est jamais éternellement sinistré » a-t-il précisé.

Dans le même sens, Mme KABRE Aïsséta de Christian Aid a indiqué que l’Etat devrait être assez regardant sur ces questions : « Nous avons été sur le terrain et nous avons vu que ce sont des habitations très précaires et il y a des gens qui sont allés construire jusqu’au lit même du canal. » a-t-elle déploré. Elle a aussi invité les sinistrés à faire des efforts dans leurs manières de construire. Car dit-elle : « Il faudrait aussi que la communauté arrive à respecter certaines directives et à écouter aussi certaines sensibilisations sur l’indentification des zones à risque d’inondation et sur les façons de construire ».
A Gourcy, ce sont les sinistrés du village de Rogo qui ont bénéficié du soutien. C’est le Haut-commissaire de la province, Hawa Kaboré, qui a présidé cette cérémonie de remise. « Je me réjouis du soutien du réseau MARP aujourd’hui. Je remercie aussi les bailleurs du Réseau MARP notamment Christian Aid qui a facilité ce soutien » a-t-elle indiqué. Madame le Haut-commissaire a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de l’argent et du matériel reçu. De même, elle les a invités à bien bâtir les maisons : « Vous devez vous rassurer que la fondation est bien faite. Mettez tout en œuvre afin que l’année prochaine vous ne soyez plus sinistrés. Ainsi, si le Réseau MARP et Christian reviennent, qu’ils retrouvent vos maisons en bon état ».

En plus du soutien matériel et financier reçu, les sinistrés de Rogo ont eu droit à des séances de sensibilisation sur le Wash. Animée par des ressortissants du village, cette sensibilisation a été très participative. Des techniques de stockage de l’eau, de lavage des mains et de conservation des aliments, à celles de la construction de leurs maisons, les populations de Rogo ont soumis leurs propres pratiques quotidiennes à une auto critique.
Ces activités s’inscrivent dans le cadre du projet d’urgence de 45 jours (projet Start Funds, financé par UK-AID), grâce à l’appui de son partenaire Christian Aid et mis en œuvre par le Réseau MARP Burkina. Depuis 2005, ces deux structures viennent en aide aux victimes d’inondations. Ne pouvant pas toujours être dans cette dynamique de gestion des crises, elles ont avec d’autres organisations un projet de plaidoyer allant dans le sens de la réduction de ces risques. Elles envisagent à cet effet soumettre un pacte portant prévention des risques de catastrophe à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle de 2015 au Burkina Faso.

Adama GNANOU